De Paname à Syd, à vélo, en lit à roulettes, à fond la caisse ou à pas lents, in French and English, sailing and steaming, even roller-bedding, stroll, rush and dérive pour un bout de chemin. Explosif!

19 June 2009

Quel bien-être avec les Galeries Lefrottis!



Elle est superbe, cette pub, enfin… cette femme.
Corps sculptural, fin, élancé, un vrai stéréotype (d’où vient-il au fait, ce stéréotype ? autant celui de la blonde, c’est la littérature médiévale, autant, là, c’est plus obscur… Les mannequins de haute-couture ?) ; je la trouve agréable à regarder. Pas vous ?
... Bon, d'accord, à force, elle écoeure.
Il y a un petit truc chiffonnant : elle se rase le pubis, pour ce qu’on (n')en voit (pas). Et les jambes. A croire qu’elle veut plaire à quelqu’unE, sa meuf, ou plus (statistiquement, après tout seule 10% de la population féminine est lesbienne) probable, à son mec. C’est un canon de beauté inaccessible(totalement artificiel, lumière de studio, faux bronzage, décor abstrait réduit au plongeoir) mais idéal, proposé à toutes les femmes qui veulent séduire leur mec (ou leur meuf) cet été sur la plage.
C’est un corps plastique, lisse, comme dirait Baudrillard (cf son Echange symbolique et la mort, Paris, Gallimard, 1972). Sans orifice ni perméabilité d’aucune sorte. Un corps-fétiche, vidé de toute fonctionnalité.
Qui ne désirerait pas un corps pareil ? personne. Ou quelqu'une qui sait qu'elle n'a pas un corps pareil.
La pub s’adresse 1°) aux hommes désirants à travers les femmes désirantes, 2°) aux femmes désirant que les hommes (et les femmes) les désirent pour leur ressemblance avec ce stéréotype. La pub nie la fonctionnalité du corps, de leur corps. Pipi, caca, manger, saliver, pleurer, vomir, péter, suer, mouiller, menstruer ? Hors du tableau. Cachez cette sécrétion que je ne saurais voir.
A nous, qui aimons la féminité au-delà du corps plastique, du corps-fétiche lisse, abscons et imperméable, de les y remettre ! ;-)

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01 May 2009

Poil aux pubs, sexistes.



Haro sur le cochon, la grippe porcine menace. Pas étonnant: l'élevage industriel des porcs est encore plus atterrant que celui des vaches et des poules les plus enragées. Vous avez déjà vu, vous, des cochons regarder passer les trains du fond de leur bocage? Les cochons sont parqués dans des entrepôts, monstrueux en taille, exigus comme des chambres de Guantanamo... Mais quel écologiste s'en est jamais plaint?
Hélas! On a les pandémies que notre mondialisation mérite.

Malgré cela, merci à la chanteuse Juliette d'avoir inventé ces paroles ailées et qu'elle m'excuse de les lui avoir "chipées" pour la bonne question... Si une publicité ne comprend pas de femme suggérant l'idée de séduction, elle fait un bide, ou quoi? ou les publicitaires ne peuvent rien faire sans la culture pornographique? Si ce n'est pas de l'art, c'est donc du lard, et paf, retour à la grippe porcine, suspendue comme un jambon de Damoclès, au-dessus de nos métropoles spongiformes comme des encéphalites...

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