De Paname à Syd, à vélo, en lit à roulettes, à fond la caisse ou à pas lents, in French and English, sailing and steaming, even roller-bedding, stroll, rush and dérive pour un bout de chemin. Explosif!

01 December 2006

Ni potes ni soumises, et même drôlement pertinentes!

ben oui, les fondamentalistes, c'est pas seulement sur le petit écran (de fumée), c'est surtout à deux pas.

trouvé sur le site des indigènes

http://www.indigenes-republique.org/article.php3?id_article=573

et publicisé par judith de strasss et sèv de lyyyon !

par Houria Boutelja

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Ni Potes Ni Soumises :

La République doit protéger les jeunes femmes d'origine chrétienne

Communiqué

dimanche 26 novembre 2006

Suite au rapport alarmant concernant la violence conjugale dans les quartiers chrétiens et à la tentative de lapidation dont aurait été victime l'animatrice Evelyne Thomas (voir le « Parisien » du 21 novembre), l'association Ni Potes Ni Soumises a publié le communiqué suivant.

Selon le « recensement national faisant état de personnes décédées » depuis le 1er janvier 2006, présenté au conseil des ministres mercredi 22 novembre, une femme meurt tous les trois jours des suites de violences conjugales. Notre association a décidé d'organiser une marche dans toute la France afin d'alerter l'opinion publique et inciter les autorités républicaines à prendre toutes les mesures qui s'imposent pour protéger la sécurité des femmes d'origine chrétienne qui tiennent à rentrer dans la modernité sans subir la violence innée des jeunes chrétiens.


Lorsque cette jeune actrice d'origine chrétienne est décédée des suites des violences de ce jeune chanteur
chrétien, des milliers d'entre-nous avaient déjà défilé dans les rues de Paris pour réaffirmer les valeurs féministes de la République. Aujourd'hui, c'est au tour de la jeune animatrice chrétienne, célèbre pour son émission TV "Pro-choix", d'être victime de violences conjugales. En 2003, le comité de la Marianne d'Or l'avait élue pour incarner « Marianne » dans nos mairies en raison de « ses qualités républicaines », selon les termes de ce comité. Peut-on, dès lors, douter que la tentative de lapidation dont elle a été victime ne constitue pas la répétition générale de l'offensive contre la République que préparent, dans leurs Eglises, les jeunes chrétiens fanatiques ?

Nous ne confondons certes pas la religion chrétienne avec le fanatisme religieux de ces jeunes mais il serait temps d'arrêter de se voiler la face. Le nombre particulièrement élevé de violences conjugales dans les quartiers chrétiens nous interpelle. Cela serait-il sans rapports, comme le proclament les christiano-gauchistes, avec la culture patriarcale et misogyne que propage depuis deux millénaires le Nouveau Testament, un texte qui consacre la supériorité masculine, incite au mépris de la femme et prône la violence à leur égard.

A-t-on oublié ces phrases scandaleuses du Nouveau Testament : "Dans la crainte du Christ, soyez tout dévouement les uns aux autres, les femmes pour leur mari comme au Seigneur, car leur mari est la tête de la femme comme le christ est la tête de l'église, son corps, dont il est le sauveur. L'église est tout dévouement au Christ, qu'il en soit toujours de même pour les femmes vis à vis de leur mari." La femme est au service de l'homme : "Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris comme il convient à des personnes unies au Seigneur". Ou encore : "Que les femmes se taisent pendant les assemblées ; il ne leur est pas permis d'y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu'elles interrogent leur mari chez elles, car il n'est pas convenable à une femme de parler dans une assemblée". Nous pourrions citer quantité d'autres références qui inspirent ces fous de Dieu pour justifier la violence envers les femmes. Certains chrétiens prétendent avoir rompu avec ces conceptions ; ils vont même parfois jusqu'à se prétendre laïcs, voire carrément athées, mais l'oppression qu'ils continuent d'exercer à l'encontre des femmes d'origine chrétienne révèle la réalité de leur double langage.

Heureusement, quelques chrétiens véritablement modernistes ont su proposer une nouvelle lecture de leur foi en rupture avec ces préceptes archaïques. Sans rompre avec leur communauté religieuse, ils ont traduit les valeurs de la modernité et du « vivre ensemble » citoyen dans le lexique de la chrétienté. Mais, malgré les apparences, leur influence est restée trop faible et il nous nous appartient à nous, Noires, Arabes et musulmanes, de soutenir les intellectuels chrétiens modérés qui veulent réformer et moderniser la chrétienté.


En attendant, cessons d'être angéliques. Les mesures démagogiques (comme celles qui consistent à placer pendant quinze jours les jeunes chrétiens violents dans un foyer où ils sont tenus de participer à des groupes de parole ou, comme le fait le parquet de Bordeaux, de leur proposer des "stages de citoyenneté") ne sauveront pas les jeunes femmes d'origine chrétienne des violences qu'elles subissent. Cette sorte de prévention a posteriori ne saurait mettre un terme à l'insécurité des jeunes femmes chrétiennes si elle n'est pas accompagnée d'une politique de la fermeté républicaine. Il est intolérable que la République féministe et laïque continue d'accepter sur son territoire des jeunes garçons chrétiens qui menacent ses valeurs fondatrices et mettent en péril le « vivre ensemble ». S'ils n'aiment pas la France féministe et républicaine, il faut les rapatrier au Vatican.

Ni Potes Ni Soumises

Paris, novembre 2006

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